Lors de fortes intempéries, la mairie de Bordeaux prend la décision de fermer certains parcs et espaces publics pour garantir la sécurité des riverains, comme cette semaine avec la fermeture du Jardin public à la suite du fort coup de vent dans la région d’Aquitaine.

« C’est une bonne chose, cela évite les risques inutiles avec les branches qui tombent… » confie Monique, habituée des lieux depuis des années. En effet, jeudi 21 novembre, Météo France a placé la Gironde en vigilance orange pour des risques de pluie-inondation et notamment de vents violents dont les rafales atteignent les 85km/h à Bordeaux.
C’est la raison pour laquelle la mairie de la ville a interdit toute entrée dans les parcs publics, au détriment de certains de ces habitants comme Michelle, une jeune retraitée qui promène son chien tous les matins dans le parc « il est pour moi important de pouvoir accéder au parc tous les jours car c’est le seul espace vert à côté de chez moi ».
Sur place, le vent frais, la pluie battante depuis des heures, les rues dépourvues de personnes, les feuilles par milliers sur le sol cet univers presque apocalyptique pourrait avoir tendance à faire oublier le danger que représentent tous ces arbres. Effectivement, ils sont la principale raison de la fermeture de ces lieux publics : « pour empêcher un accident lié aux potentielles chutes de branches et avoir le temps de tout dégager pour que les parcs dont le Jardin public soient pleinement praticables » déclare la mairie au téléphone.
« Il est très bien ce petit parc, moi ça fait 5 ans que j’y vais et je l’adore »
Il semblerait que la gestion du Jardin public dans curant ces évènements est plutôt bien appréciée de la part des bordelais : « c’est tout à fait normal » nous confie Véronique accompagnée de son mari.
De plus, Iméla accompagnée d’Erwan son copain sont tous les deux de grands habitués de ce parc : « on y va plusieurs fois par semaine pour courir ou prendre un café ». Ils jugent que cette précaution de sécurité est une excellente idée : « c’est tant mieux de le fermer, par rapport aux risques que cela représente, de toute façon on va être trempés et des arbres peuvent tomber à tous moments ». Sur la question de la réactivité de la métropole au sujet de la réouverture de celui-ci ils commentent : « cela rouvre assez vite, et les personnes qui s’en occupent sont plutôt réactives.
On voit toujours des agents en train de nettoyer le parc pour qu’il soit correctement entretenu que ce soit en période de tempête ou non ». Leur seul point noir au sujet de la gestion de la mairie du parc est à propos des horaires d’ouverture, « il ferme beaucoup trop tôt, 19h en hiver lorsque l’on veut aller courir c’est un peu tôt, 20h par exemple ça ne tuerait personne ».
Une solution durable ?
Pour l’instant, on remarque que la mairie gère plutôt bien ces périodes de fortes intempéries, cependant le dérèglement climatique a tendance à augmenter la fréquence d’épisodes violents comme celui-ci et l’on peut se demander si à terme un aussi grand parc que le Jardin public ne représenterait pas un réel danger pour ces habitants ?
Tom Brouard
